Un nouveau président pour l’université de Cergy-Pontoise

Le 21 mars dernier, les membres du conseil d’administration ont élu François Germinet, 41 ans, président de l’université de Cergy-Pontoise (UCP) avec 18 voix, contre 3 pour Jean-Paul Chagnollaud et 1 bulletin blanc. François Germinet succède à Françoise Moulin Civil qui présidait l’université depuis 2008.

Ingénieur de l’école nationale des Ponts et Chaussées en 1993, François Germinet réalise une thèse de mathématiques à l’université Paris 7 puis devient maître de conférences à l’université de Lille 1 en 1998.

En 2003, il rejoint l’UCP en tant que professeur des universités puis devient, en 2006, vice-président du conseil scientifique. Un an plus tard, il est nommé membre junior de l’Institut universitaire de France qui vise à favoriser le développement de la recherche universitaire de haut niveau et à renforcer l’interdisciplinarité. Il est l’auteur d’une cinquantaine d’articles de recherche dans des revues internationales.

En janvier 2010, François Germinet est nommé vice-président en charge du développement stratégique et des ressources humaines de l’UCP.  À ce titre, il a suivi le programme des « Investissements d’Avenir », notamment le laboratoire d’excellence Patrima[1]

La candidature de François Germinet était soutenue par la liste Engagés pour l’UCP conduite par Olivier Deshayes (collège A[2]) et Catherine Marshall (collège B[3]) et sortie majoritaire avec 12 sièges sur 14 lors des élections au conseil d’administration les 14 et 15 février derniers.

François Germinet a annoncé vouloir travailler dans la continuité des actions engagées par Françoise Moulin Civil, et en premier lieu la construction du pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) UPGO. Ses priorités politiques s’axeront sur la consolidation du budget de l’université, la promotion de l’accompagnement, la réussite et l’insertion professionnelle de l’étudiant ainsi que l’articulation de l’attractivité internationale et recherche de pointe.

[1] PATRImoines MAtériels : Savoirs, Patrimonialisation, Transmission
[2] Collège A : professeurs et personnels assimilés
[3] Collège B : autres enseignants-chercheurs, enseignants et personnels assimilés

Bilan du mandat 2008-2012

Ce bilan est établi sur la base des trois rapports d’activité annuels (2009, 2010 et 2011) que j’ai présentés au Conseil d’Administration. Il n’a d’autre prétention que de rendre compte de quelques-unes des actions prioritaires et de rappeler quelques événements saillants qui ont marqué l’université de Cergy-Pontoise lors de la mandature 2008-2012.

Je me suis attachée, dans ce bilan, à mettre en lumière les dossiers et les chantiers qui ont particulièrement requis notre attention et dont nous pouvons nous sentir légitimement fiers.

L’UCP, 20 ans, constitue aujourd’hui une valeur sûre dans le paysage universitaire francilien et national. Pour cela même, c’est le travail accompli par l’ensemble des personnels, de TOUS les personnels, qu’il convient de saluer. Cette implication collective au quotidien a été le ferment de notre développement et doit rester le meilleur garant pour l’avenir. En effet, une stratégie et une politique d’établissement ne se décrètent pas : si elles ne peuvent convaincre et être mises en œuvre hors de la nécessaire impulsion de la présidence et, plus largement, de l’équipe de direction, elles ne se construisent en revanche que par l’effort et l’écoute de tous. De ce point de vue-là, il n’existe nulle alternative à la démocratie, celle-là même qui est au fondement de l’esprit et de la pratique universitaires, celle-là même qui a guidé et inspiré notre action de service public pendant quatre ans, celle-là même qui nous a fait mettre le dialogue et la concertation au cœur de nos instances.

L’UCP traverse, en cette année 2011-2012, une phase budgétaire délicate sur laquelle toute la lumière a été faite et toute l’information fournie, tant dans les instances légitimement élues que dans les organes de communication interne. Sans nous réjouir outre mesure, nous savons déjà que le compte de résultat de l’exercice 2011 ne sera pas déficitaire. Pour autant, les mesures de vigilance et d’économies que nous avons prises – sous ma pleine et entière responsabilité – restent de rigueur.

Elles ne sauraient entacher toutefois ce qui a contribué, au cours des quatre dernières années, à la solidité, à l’attractivité et au dynamisme renouvelés de l’UCP. J’en suis personnellement reconnaissante à tous les enseignants, enseignants-chercheurs, personnels administratifs et techniques sans lesquels nous n’aurions pu accomplir tout ce que nous avons fait pour, in fine, œuvrer ensemble à l’épanouissement de nos étudiants.

Bilan du mandat 2008-2012

Création du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) dénommé UPGO

La publication au Journal Officiel du décret ministériel le 7 février a officialisé  la création du nouveau Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) dénommé UPGO. La création de ce PRES, dont les statuts ont été votés lors du dernier trimestre 2011 par les conseils d’administration des différents membres, marque l’association de plusieurs acteurs clés du paysage de l’enseignement supérieur d’Île-de-France.

En plus de réunir l’université de Cergy-Pontoise (UCP) et l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ), deux universités complémentaires avec leurs spécialités propres, le PRES UPGO associe plusieurs autres établissements : le Collégium Île-de-France regroupant l’École internationale des sciences du traitement de l’information (EISTI), l’École nationale supérieure d’électronique et de ses applications (ENSEA), SUPMECA(Institut supérieur mécanique de Paris), l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles (ENSA-V), l’École supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile (ESTACA), l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR), l’Institut polytechnique Saint-Louis, regroupant l’École de biologie industrielle (EBI), l’École supérieure d’ingénieurs en électricité productique et management industriel (EPMI), l’École pratique de service social (EPSS), l’Institut libre d’éducation physique supérieure (ILEPS) et l’École supérieure d’agro-développement international (ISTOM).

En amont des élections universitaires des membres fondateurs qui se dérouleront en mars pour l’UCP et en avril pour l’UVSQ, les membres du PRES UPGO, réunis en janvier dans les locaux de l’ENSA-V, ont opté pour la mise en place d’un Conseil d’Administration provisoire dans les termes prévus statutairement. Ainsi, le PRES pourra, d’ores et déjà, engager ses projets et les démarches nécessaires à l’installation de son siège.
Cette période sera mise à profit pour accueillir de nouveaux membres : l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy (ENSA-PC) et l’École nationale supérieure du paysage de Versailles (ENSP) rejoindront le PRES UPGO à l’occasion du premier Conseil d’Administration, en qualité de membres associés, et formeront à terme un institut de la création avec l’ENSA-V.

La Chambre de commerce et d’industrie Versailles Val d’Oise / Yvelines devrait également rejoindre le PRES UPGO prochainement.

Vœux 2012

Jeudi 12 janvier, les personnels de l’université étaient invités à assister à la traditionnelle cérémonie des vœux, qui s’est poursuivie par la remise des Palmes académiques. Cette cérémonie revêtait cette année un caractère un peu particulier puisque c’est la dernière fois que je présentais mes vœux en tant que présidente.

En dépit d’une traversée 2011-2012 quelque peu difficile, je tiens à vous présenter mes meilleurs vœux pour la nouvelle année, à vous dire aussi tout le plaisir que j’ai d’être là pour ce moment désormais rituel de notre « maison commune », comme se plaisait à le dire Axel Kahn, en parlant de sa propre université, Paris 5.  Comme l’an dernier, j’ai tenu à être entourée de l’équipe de direction, une équipe qui a répondu à l’appel et que je remercie, une fois encore, pour son engagement sans faille à mes côtés. Je n’en minimise pas moins votre propre engagement, vous tous qui, tout autant que nous, faites vivre et avancer cette université.

Je vous propose, dans un premier temps, de revenir sur l’actualité, sur les grandes lignes de 2011 et de dessiner quelques perspectives pour 2012, à la suite de quoi, si vous le souhaitez, nous prendrons quelques minutes pour échanger. Dans un deuxième temps, nous sacrifierons à un autre rituel puisque je remettrai les diplômes de palmes académiques à quatre d’entre vous. Enfin, nous partagerons la galette et le verre de l’amitié.

L’actualité

Le choix d’une célébration un peu plus discrète que d’habitude nous a été dicté par des contraintes bien différentes des années précédentes.

Je m’en suis expliquée devant nos instances puis dans un message que j’ai adressé à l’ensemble de la communauté, dès après le conseil d’administration de décembre consacré au budget. Je ne reviendrai ici que sur quelques éléments. Vous l’avez compris et vous le savez, la conjoncture nationale est tendue, la situation des universités l’est tout autant. Une enquête de la CPU (Conférence des Présidents d’Université) est d’ailleurs en cours pour faire toute la lumière sur la baisse tendancielle de nos moyens et sur les mesures que nous avons été amenés les uns et les autres à prendre.

En ce qui concerne l’UCP, nous avons fait le constat en octobre d’un déficit relatif à l’exercice 2010 et en avons cherché les causes. Elles sont dues, pour l’essentiel, à une baisse des recettes, en particulier à une non-compensation de charges par l’Etat. Cela est à rapprocher des choix ambitieux –et pas moins vertueux pour autant- que nous avons faits pour l’établissement et qu’il serait injuste de regretter, a fortiori de condamner. Je défends avec force ces choix car ils ont traduit la façon dont nous avons apprivoisé collectivement les outils et les marges de l’autonomie ; par exemple, en matière de ressources humaines, nous avons créé des emplois dans les composantes et les services, nous avons augmenté substantiellement le nombre de contrats doctoraux pour nos étudiants, nous avons consolidé notre politique indemnitaire à l’égard de tous –titulaires et contractuels-, nous avons mené une politique volontariste de cdïsation, nous avons passé les contrats de 10 à 12 mois pour les contractuels. Tout cela, certes, a eu et continue d’avoir un coût. Mais c’était bien le minimum que nous devions à une université de service public historiquement sous-dotée.

Le déficit 2010 à peine constaté, et afin d’éviter un second résultat déficitaire pour 2011 qui nous placerait de fait sous la tutelle du Recteur, nous avons immédiatement mis en place les mesures de vigilance et d’économie qui s’imposaient en cette fin d’année. Cela explique et justifie que nous ayons construit et proposé au Conseil d’Administration un budget 2012 placé sous le signe de la prudence, voire de l’austérité, l’objectif étant de ne pas prévoir un trop grand prélèvement sur le fond de roulement.

Je rappelle et confirme ici les mesures essentielles que nous avons dû prendre :

  • la mise entre parenthèses, au moins pour 2012, des investissements lourds, en particulier immobiliers –  ceux pour lesquels nous avons déjà les financements (Maison internationale de la recherche de Neuville, en particulier) ;
  • la rationalisation de notre parc immobilier à travers l’étude sérieuse de la fermeture d’un site dès la rentrée de septembre 2012 (les discussions sont en cours autour du site de Cergy-Saint-Christophe). Au-delà, la réflexion globale d’optimisation de nos mètres carrés doit se poursuivre, ce d’autant que nos effectifs ne sont pas en hausse ;
  • une campagne d’emplois réduite au strict minimum. Cela  se traduit par un coup de frein aux recrutements supplémentaires de personnels et par un recours au gel d’une quarantaine de postes toutes catégories confondues ;
  • un maintien du niveau de l’enveloppe indemnitaire, sans augmentation, sans baisse non plus.

Tels sont les choix que nous avons dû faire et que les administrateurs, en toute connaissance de cause, ont approuvés dans leur grande majorité. C’est à ce prix que nous pourrons respecter le seuil de sécurité financière. C’est la raison pour laquelle, il n’est envisagé pour personne –sauf éclaircie- de déroger à ces règles de bon sens. En disant cela, j’espère décourager toutes les démarches, individuelles ou collectives, qui viseraient à nous faire revenir sur des décisions que nous avons prises, sans gaieté de cœur mais après mûre réflexion, en vue de sauvegarder solidairement l’édifice UCP. Cela s’impose d’autant plus qu’à l’heure qu’il est, nous ne connaissons pas encore le montant de notre dotation ministérielle pour l’année 2012. On sait en revanche qu’elle ne sera pas en hausse puisque nous avons appris, quelques jours après le vote du budget, que les « mises en réserve » 2011 (=sommes retenues par l’Etat pour constituer un fonds susceptible de pallier toute difficulté) avaient doublé pour l’ensemble des universités. On peut imaginer (ou craindre) que ce sera la même chose en 2O12 [entre-temps, nous venons d’avoir communication de notre dotation pour 2012 qui confirme malheureusement nos craintes]. Je vous demande d’en accepter la contrainte et de continuer à faire confiance à une équipe très fortement mobilisée sur la question.

Cette analyse sincère et transparente de la situation ne saurait occulter les belles réussites et les grands événements qui ont jalonné l’année 2011. Je ne les ai sans doute pas tous dénombrés mais il me plaît d’en rappeler quelques-uns.

Retour sur 2011

Etudiants et personnels ont d’abord pu se réjouir de la mise en service de deux nouveaux espaces de restauration… En janvier, aux Chênes, rénovation du restaurant et création d’une cafétéria attenante. Un lieu devenu vraiment convivial grâce aux efforts conjugués du CROUS, de la DPI et d’ASB. En septembre, à Neuville, création d’un restaurant universitaire dont je rappellerai qu’il répondait à un besoin séculaire et que si le CROUS en a financé 49%, l’UCP a payé sur ses propres deniers les 51% restants… Nul regret, c’était absolument nécessaire !

Autre motif de satisfaction : les investissements, dans le domaine de l’informatique et du numérique, se sont poursuivis : audit réseau, changement du cœur et mise à niveau progressive de tout le réseau de l’UCP, premières briques de l’ENT, mise en place d’un nouveau service, le SEFIAP, mise en route des IPWeb pour deux ou trois composantes pilotes… Une réalisation récemment inaugurée et qui mérite tous nos éloges : la reconfiguration du site internet, travail conjoint d’une chargée de mission (Anne-Constance Vigier), de la DISI et du service communication, en particulier Florence Brouillaud et Mathieu Renversade. Le résultat est formidable et ils doivent en être remerciés. Même si, dans le domaine de l’informatique dans les nuages, nous n’avons pas encore atteint tous nos objectifs, ils sont de mieux en mieux identifiés et planifiés grâce au travail en continu de la DISI mais aussi du comité de pilotage numérique auquel Thuy-Maï Nguyen consacre beaucoup d’énergie positive…

En parlant d’énergie positive, nous avançons à grands pas dans le domaine du développement durable même si Ronan Hébert, chargé de mission, mesure avec désespérance tout ce qui nous reste à faire… En tout cas, grâce à l’aide de la DHSE et de la DPI, nous avons progressé dans la gestion des déchets, sur le cendrier en béton, dans l’étude des économies d’énergie et d’eau, sur le projet d’une charte éco-citoyenne à destination des étudiants et des personnels. Disons-le, on partait de loin !

Les étudiants n’ont pas été oubliés… En juin, s’est tenu notre séminaire de réflexion annuel, consacré cette année à ce qui est devenue la troisième mission des universités, avec la formation et la recherche : l’insertion professionnelle. Cela a été une manière extrêmement enrichissante de sensibiliser toute la communauté à cette nouvelle « discipline », mission qui tenait à cœur à Colette Glück et au SCUIO-IP et, au-delà, au SCREP.

Réjouissons-nous aussi que notre Fondation se soit enrichie de nouveaux mécènes, qu’elle ait accueilli de nouvelles chaires partenariales et mis en place deux campagnes annuelles d’appels à projets, ouvertes à toute la communauté universitaire. Elle a, entre autres, soutenu un événement original, l’Univ d’Hiver, qui a permis d’accueillir une centaine d’élèves de 2de, de les immerger dans notre université et de rendre heureux –au moins- deux chargés de mission préoccupés par l’égalité des chances, Richard Pourret et François Dulieu.

Les enseignants-chercheurs ont aussi de quoi pavoiser. En 2011, l’UCP a rayonné grâce à eux. Dans le cadre des investissements d’avenir, où se sont fortement impliqués des coordonnateurs hors pair (François Germinet, Stéphane Serfaty, Emmanuel Poirault, Karine Gambier-Leroy ainsi que tout le SDRV), notre SATT a été retenue, nous avons obtenu un laboratoire d’excellence, Patrima, porté par l’UCP, l’UVSQ et d’autres partenaires prestigieux… Dans la foulée –et ce fut un réconfort au tout début des congés de Noël- nous avons été lauréats de l’appel à projets « équipement d’excellence » avec Patrimex. A ces reconnaissances collectives –qui couronnent un travail d’équipe-, il convient de saluer les reconnaissances individuelles dont ont été l’objet certains de nos enseignants-chercheurs : 2 nouveaux membres de l’IUF (Sonia Lehman-Frisch, géographe, IUF junior, et Paul Doukhan, mathématicien, IUF senior) ; un ERC senior pour Frank Merle, mathématicien. Et on pourrait avoir bientôt la confirmation officielle d’une médaille de bronze CNRS pour l’une de nos chaires.

Mais, bien sûr, 2011 restera, dans nos mémoires, l’année de nos 20 ans. Le calendrier des célébrations –parfaitement mis en musique par la DEVE, le service communication, la DPI, la DHSE, les services de la présidence, Rezo UCP… est là pour l’attester : une grande cérémonie de remise de diplômes et un gala pour nos étudiants en février, un colloque très sérieux avec les 3 autres universités nouvelles en juin, une journée festive, musicale et sportive en septembre, une cérémonie de doctorat honoris causa en novembre et une belle et émouvante cérémonie de clôture en décembre où n’ont manqué ni les moments solennels ni les témoignages ni la parfaite convivialité qui sied si bien à notre établissement.

Je crois cependant que le temps est venu de tourner la page des 20 ans et d’envisager avec lucidité et détermination les 20 ans à venir, de consolider ce qu’ensemble nous avons construit et de rester fermes et unis devant ce qui peut paraître une adversité.

Quelques vœux pour cette année 2012 qui commence…

L’année 2012

2012 sera, assurément, l’année du changement… et je ne me réfère qu’aux affaires universitaires !

2012 va d’abord être l’année de la création du PRES UPGO dont l’UCP est membre fondateur aux côtés de l’UVSQ. Tout indique que les feux sont au vert et que seul l’embouteillage bien connu des tuyaux administratifs retarde de quelques jours la sortie du décret de création. Les membres associés du PRES –et ils sont nombreux- ont été réunis. Leur adhésion aux grands projets est garantie. Je forme le vœu que ce PRES donne à nos missions fondamentales et à nos projets les plus ambitieux l’élan qu’ils méritent. J’ai bien l’intention d’y veiller de près.

Ensuite, 2012 – et c’est un pari – a encore des choses à nous apporter du côté des investissements d’avenir.  Nous avons concouru – presque toujours avec l’UVSQ – à plusieurs appels à projets : pour un laboratoire d’excellence en maths-éco, pour un institut d’excellence en matière d’énergies décarbonées, pour un projet IDEFI d’innovation pédagogique, un campus du futur… Nous attendons avec fébrilité les résultats. Je forme le vœu, bien sûr, que nous soyons retenus pour tout !

Enfin – et ce n’est pas le moindre des sujets – 2012 va aussi être l’année de renouvellement des instances de notre université et d’élections à la présidence. Est-il utile que je rappelle que la participation massive à ces élections est un gage pour la démocratie universitaire ? Nous veillerons, bien sûr, avec Bernard Fradin et AGIDA, au bon déroulement des opérations. De la même façon, nous resterons attentifs à la bonne tenue des débats et à la libre expression. Je forme le vœu que la communauté fasse le choix de représentants qui aient la volonté de continuer à œuvrer pour la cohésion et le rayonnement de notre « maison commune » et pour l’édification de projets porteurs de sens et d’avenir. Je forme enfin le vœu que ce que nous avons construit jusque-là ne soit pas oublié mais trouve au contraire, avec mon successeur, quel qu’il soit, un plein épanouissement.

Mon mandat n’est pas tout à fait achevé, ce n’est donc pas l’heure du bilan, du testament ou de la tournée d’adieux ! Néanmoins, je ne peux m’empêcher de vous dire la joie et la fierté que j’ai eues de présider cette université et de travailler avec chacune et chacun de vous. Recevez à nouveau, mes chers collègues, mes vœux les plus chaleureux pour 2012.

Rapprochement UCP-UVSQ : foire aux questions (FAQ)

Lors des récentes réunions que j’ai organisées pour informer l’ensemble de la communauté universitaire de la création d’un nouveau PRES (pôle de recherche et d’enseignement supérieur), un certain nombre de questions m’ont été posées. Ces questions ont été regroupées ici, avec leurs réponses, pour vous permettre de mieux comprendre les enjeux d’un rapprochement stratégique avec l’université de Versailles Saint-Quentin (UVSQ).

Pourquoi un PRES avec Versailles et pas avec d’autres universités, comme Nanterre, par exemple ?

Le rapprochement institutionnel de l’UVSQ et de l’UCP se justifie pleinement : partageant une histoire commune, ces deux universités sont toutes deux à taille humaine, pluridisciplinaires et fortement professionnalisantes. Mieux, elles se complètent souvent, l’UVSQ disposant d’une faculté de médecine et l’UCP comptant un IUFM. Bien entendu, pour naturel et équilibré qu’il soit, ce rapprochement institutionnel n’interdit pas des collaborations avec l’université de Paris Ouest La Défense (Nanterre).

Que deviennent les PRES auxquels appartiennent l’UVSQ et l’UCP ?

Comme vous le savez, l’UVSQ appartient au PRES Universud et l’UCP au PRES Cergy University. Chacune de ces universités pourra tout à fait demeurer au sein de son PRES initial et poursuivre les collaborations qui sont déjà les siennes. Le PRES qui sera créé entre l’UCP et l’UVSQ permettra l’émergence de collaborations nouvelles et un développement important de ces deux universités.

Combien de personnels prévoit-on pour le PRES ?

Dans un premier temps, le PRES comprendra une direction (président, DGS, secrétariat). Quelques personnels administratifs seront également affectés au PRES pour coordonner ses premières actions (on songe notamment à une personne chargée de la communication du PRES, ainsi qu’à des chefs de projet). Pour le reste, des chargés de mission des deux universités définiront et accompagneront les projets collaboratifs.

Chaque université conserve-t-elle une autonomie dans ses recrutements ?

S’agissant des personnels de chaque établissement, les recrutements demeurent bien sûr de la seule compétence de l’établissement concerné. S’agissant des personnels affectés au PRES, les recrutements s’effectueront au sein du PRES, via un Conseil d’Administration au sein duquel l’UCP et l’UVSQ sont représentées à part égale.

Quels seront les moyens financiers attribués au PRES ?

Ces moyens seront principalement de quatre ordres : une dotation initiale dont on ignore encore le montant, une subvention de fonctionnement annuelle provenant de l’Etat, les cotisations annuelles de tous les membres du PRES, les ressources propres.

Quel est le calendrier envisagé ?

Si nous sommes prêts, nous souhaitons soumettre les statuts du PRES aux conseils d’administration des deux établissements à la fin du mois de juin, sans qu’il s’agisse d’une date butoir. La création du PRES nécessite un décret promulgué par le premier ministre qui pourrait intervenir à la fin de l’année 2011.

Ce PRES à 30-35 000 étudiants est-il amené à évoluer ?

S’agissant des membres fondateurs, nous sommes aujourd’hui dans l’idée de ne pas élargir le PRES à d’autres universités. Cette position peut bien sûr évoluer mais il nous semble important de demeurer un PRES « à taille humaine » qui ne perde ni la proximité, ni la réactivité qui caractérisent ses membres fondateurs. A ces membres fondateurs, il convient cependant d’ajouter des membres associés qui, dans des domaines particuliers, viendront collaborer avec le PRES.

Pourquoi ce PRES fonctionnerait-il mieux que le PRES Cergy University ?

Rien ne permet bien sûr de le dire avec certitude. En revanche, il est certain que toutes les conditions sont réunies pour que ce PRES fonctionne :
- des membres fondateurs qui ont le même statut, qui poursuivent le même objectif et qui sont de taille et d’histoire comparables ;
- un contenu collaboratif d’ores et déjà identifié.

Quelle sera la place de PATRIMA au sein du PRES ?

Le Labex PATRIMA sera abrité par une fondation partenariale dont les deux universités seront fondatrices.

Comment le président du PRES est-il élu ?

Le président du PRES ne peut cumuler la fonction de président de l’une des universités fondatrices. Il est élu pour un mandat de quatre années non renouvelable. La présidence est tournante dans la mesure où, à l’issue de chaque mandat, le président suivant doit être issu de l’autre université fondatrice. Son élection se fait au sein du conseil d’administration du PRES.

Le PRES va-t-il exacerber la concurrence entre formations existantes ?

Le PRES ne va pas accroître la concurrence entre formations : si concurrence il y a, elle demeurera (même si l’on peut espérer que le PRES favorise les rencontres entre directeurs de formation et, partant, les collaborations). S’agissant de l’IUFM cependant, on peut imaginer que la création du PRES facilite les co-habilitations de diplômes et la conduite d’une politique commune et concertée en matière de formation aux métiers de l’enseignement.

Où sera situé le siège du PRES ?

Il paraît important que ce siège ne soit géographiquement situé ni à Versailles, ni à Cergy. Il est aujourd’hui envisagé de l’implanter à mi-chemin des deux universités, à Saint-Germain-en-Laye, qu’il s’agisse du site IUFM de l’UCP ou de locaux proposés par la mairie de Saint-Germain-en-Laye.

Quel serait le calendrier de création du PRES ?

Si les discussions permettent de finaliser les statuts de ce PRES dans les prochaines semaines, ils seront soumis aux CA de chaque établissement à la fin du mois de juin. La création du PRES nécessite ensuite un décret en Conseil des ministres.

Patrima : un labex commun pour l’UCP et l’UVSQ

Vendredi 18 mars, à Matignon, a été rendue publique la liste des 100 laboratoires d’excellence retenus dans le cadre des investissements d’avenir : une raison, pour l’université de Cergy-Pontoise, d’être particulièrement fière des résultats obtenus. 14 équipes, sur les 22 que compte l’UCP, ont contribué au succès de 3 des labex retenus : Patrima, Lasips et Michem.

Patrima, co-porté par l’université de Cery-Pontoise et l’université de Versailles-Saint-Quentin et qui associe des institutions prestigieuses, a été classé A+.

Ci-dessous, le communiqué de presse rédigé pour l’occasion.

Mis en œuvre par les universités de Cergy-Pontoise (UCP) et de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ), le Labex PATRIMA (Patrimoines matériels : savoirs, conservation, transmission) est un projet de portée internationale qui rassemble sciences de l’homme et sciences exactes. L’objectif de ce laboratoire est de développer au cours des dix prochaines années des programmes internationaux de recherche et de formation dans le domaine du patrimoine matériel (objets de musées, bâtiments, archives, livres et manuscrits…)

Le Labex PATRIMA réunit environ 200 chercheurs issus des équipes de recherche de l’Institut d’Études Culturelles de l’UVSQ et des laboratoires de recherche de l’UCP, des laboratoires scientifiques dépendant du Ministère de la Culture, du CNRS, du CEA, de l’Université Paris-XI, de grandes institutions patrimoniales comme le musée du Louvre, le château de Versailles, les archives nationales ou la bibliothèque nationale de France, ainsi que de nombreux autres partenaires (Ecole nationale d’architecture de Versailles, ESSEC, Archives départementales des Yvelines, Musée du Quai Branly, Ecole nationale d’Art de Paris-Cergy, Musée de Port-Royal, communautés d’agglomération de Saint-Quentin et de Cergy-Pontoise…).

Son originalité tient à trois traits :

  • Une approche interdisciplinaire qui considère le patrimoine matériel comme un objet de savoir commun aux sciences de l’homme (histoire et histoire de l’art, littérature, esthétique et philosophie…) et aux sciences exactes (physique, chimie, informatique…) et qui associe des représentants de toutes les disciplines.
  • Une collaboration institutionnelle entre chercheurs, conservateurs et restaurateurs, mettant l’accent sur les échanges entre les grandes institutions patrimoniales qui sont aussi des lieux de recherche et de formation, et les laboratoires et universités.
  • Une ambition intellectuelle transversale qui considère le patrimoine comme un terrain de réflexion épistémologique mais aussi comme le résultat d’un processus de patrimonialisation directement lié à des attentes sociales et politiques, qui installe les savants au cœur de l’espace public.

Ce laboratoire d’excellence, appuyé sur une fondation partenariale en cours de constitution, vise à faire émerger des sciences du patrimoine au sein du paysage universitaire français, dans le contexte d’une dynamique territoriale forte des universités du grand ouest parisien.

Il aura en particulier vocation à créer de fortes synergies avec le centre national de conservation des patrimoines (CNCP) en cours de création à Cergy-Pontoise qui a notamment pour mission de créer un pôle de formation et de recherche interdisciplinaire autour des questions relatives au patrimoine culturel. Le LabEx PATRIMA sera ainsi une institution de référence unique en France et donnera à notre pays un outil de rayonnement international dans le domaine des études patrimoniales qui lui faisait défaut jusqu’alors.

L’année où l’UCP et l’UVSQ fêtent leur 20e anniversaire et développent leurs synergies, la sélection du laboratoire d’excellence PATRIMA est le reflet d’universités intégrant d’une manière renouvelée formation, recherche et professionnalisation dans un horizon qui lie ancrage territorial et ambition internationale.

Porteurs du projet PATRIMA : Etienne Anheim pour l’UVSQ et François Germinet pour l’UCP.

Meilleurs voeux pour 2011

La cérémonie de vœux est toujours un moment fort où l’ensemble de la communauté se retrouve pour partager un moment convivial. C’est aussi l’occasion d’assurer la soudure entre l’année qui s’achève et celle qui commence.


Voeux de Françoise Moulin Civil, présidente de l'université

Retour sur 2010

2010 a été l’an 1 du Contrat Quadriennal

Signé avec la Ministre fin juin, le Contrat Quadriennal nous engage sur les trois axes suivants :

  1. Renforcer le positionnement de l’université par une politique partenariale dynamique, en particulier en devenant le moteur d’un pôle universitaire visible dans l’Ouest francilien.
  2. Faire émerger une identité reconnue – par la recherche, par la formation et par l’accompagnement de l’étudiant.
  3. Consolider la modernisation du pilotage et de la gouvernance (en matière budgétaire et financière, de système d’information global, de gestion des ressources humaines  et de stratégie immobilière). Cette négociation contractuelle a été assortie d’un bonus financier annuel de 800 k€, lié à nos axes stratégiques.

2010 a été pour nous l’an 2 de l’autonomie et du passage aux RCE

De ce point de vue-là, nous avons prouvé notre capacité à être autonomes, responsables et compétents. Nous faisons partie des quelques universités vertueuses qui ont su gérer avec lucidité et anticipation les ressources qui nous ont été transférées. A cet égard, je tiens à remercier tous les personnels, de quelque direction ou service qu’ils soient, impliqués dans ce travail scrupuleux.

Nous faisons partie aussi des universités qui ont su se saisir des outils et des marges de l’autonomie – sans pour cela renoncer ni à notre engagement dans le service public ni à notre souci de transparence et de collégialité – en créant des emplois dans les composantes comme dans les services, en requalifiant des emplois, en mettant en place un plan progressif de « cdïsation », en créant des mesures d’accompagnement indemnitaire (aux 10% du ministère, l’établissement a ajouté + 5%), en créant aussi un dispositif d’intéressement en faveur des personnels contractuels. Tout dernièrement, avec l’accord unanime du CTP et du CA, nous avons mis fin aux contrats de 10 mois dont les personnels administratifs et techniques se plaignaient depuis longtemps. Cette politique active de ressources humaines – emplois et indemnités – est le gage de notre dynamisme et de notre attention à la carrière des personnels. Cela n’est pas sans conséquence sur le travail de la DRH que je remercie tout particulièrement.

<2010 a été une année d’attention particulière aux étudiants

… dont il n’est pas inutile de rappeler qu’ils sont notre raison d’être et de travailler ici !

  • En mars, nous avons organisé un important colloque sur l’égalité des chances.
  • En novembre, se sont tenues les premières assises de la vie étudiante qui ont donné lieu à un plan d’action dont la plupart des propositions se concrétiseront dès 2011 – le vice-président étudiant veillera au grain !

2010 a aussi été l’année d’un élan décisif en faveur de la communication interne

Cela fait suite à notre séminaire de réflexion de juin dernier qui a pointé des marges de progrès de notre système. Nous avons réagi et agi ainsi :

  • Parution bi-hebdomadaire du tout nouveau UCP.NET, lettre électronique d’information interne ;
  • Création de FLASH INFO en parallèle du  BLOG DE LA PRÉSIDENCE ;
  • Mise en route de la rénovation du site internet (horizon : septembre 2011).

Mais comme aucun écrit ne remplace vraiment le dialogue direct, nous avons programmé pour l’année en cours trois types d’intervention : des assemblées générales, des séminaires de réflexion stratégique et des visites sur le terrain.

2010 a été, enfin, l’année du Grand Emprunt

Nous avons beaucoup travaillé avec notre PRES (Pôle de recherche et d’enseignement supérieur) mais aussi avec d’autres établissements, en particulier l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ), pour répondre aux différents appels d’offres en matière d’équipements d’excellence et de laboratoires d’excellence. Cela a permis de faire émerger des projets ambitieux et innovants en matière de recherche et de formation. Les réponses sont pour bientôt…

<Mais – ne nous voilons pas la face – 2010 a été aussi une année de difficultés.

Je pointerai les deux principales :

  • Sur le plan informatique et numérique, nous ne sommes pas encore parvenus au niveau souhaité même si je ne désespère pas de surmonter les problèmes techniques de réseau et les problèmes internes d’une direction qui, à l’égal des autres, est au service de la communauté. Le recrutement programmé d’un Directeur des systèmes d’information pour sortir de la période intérimaire, un programme d’actions ambitieux et l’implication de personnels de bonne volonté devraient contribuer significativement à la sortie de crise. J’en prends aujourd’hui la gageure.
  • Difficultés aussi pour notre IUFM qui a subi de plein fouet – plus que tout autre composante – les effets d’une réforme de la formation des enseignants proprement désastreuse et qui a beaucoup perdu en effectifs. Néanmoins, je tiens à saluer la persévérance et le travail remarquable des enseignants et des personnels de l’IUFM engagés dans des voies innovantes et dans une réflexion en profondeur sur les pratiques pédagogiques. Il y a là un terreau de savoir et de savoir-faire à partager et des modèles à suivre. L’IUFM a besoin de notre soutien collectif car, perdre des effectifs a des conséquences pour l’ensemble de l’établissement : c’est perdre en visibilité et en crédibilité, c’est changer de statut dans le dialogue que nous menons en permanence avec le Ministère et les collectivités territoriales. C’est pourquoi nous devons accompagner la mutation de notre offre de formation et de nos pratiques. La création d’enseignements à distance est au cœur de la stratégie innovante que nous avons fortement encouragée ; c’est une voie d’avenir, pas seulement pour l’IUFM mais pour l’université tout entière. En ce sens, les meilleurs moyens techniques et logistiques doivent être mis à la disposition de tous, dans les meilleurs délais.

2011

C’est cela, mon premier vœu pour 2011. Au-delà de cette volonté première, voilà, à l’heure des engagements, les projets que je suis en mesure d’annoncer, à un moment où nous ne connaissons pas encore notre dotation mais où l’on sait qu’elle sera légèrement supérieure à celle de l’année dernière, pas spectaculairement supérieure.

En 2011, nous poursuivrons et amplifierons nos efforts, en particulier :

  • En faveur d’une politique d’investissement, encore ambitieuse, mais peut-être plus ajustée à notre capacité d’exécution. Cette politique concernera l’informatique et le numérique (audit réseau, briques d’ENT, rénovation du site internet…) ; l’immobilier (cafétéria Chênes fin du mois de janvier, inauguration du nouveau bâtiment de Sarcelles le 25 janvier, restaurant universitaire de Neuville en septembre, chantier pierres agrafées engagé à la fin de l’année…)
  • En faveur aussi d’une politique volontariste de recrutement, à l’égal des deux années précédentes ; d’une politique indemnitaire soutenue (+ 5% encore = engagement pluriannuel), aussi bien pour les personnels BIATOSS que pour les enseignants ;
  • En faveur de la vie étudiante, en mettant en œuvre le plan d’actions concerté et, plus généralement, en faveur de l’accompagnement et de la réussite de nos étudiants car tel est le sens de la vice-présidence créée il y a quelques semaines et confiée – c’est une première – à une collègue issue du corps des BIATOSS ;
  • En faveur de la formation et de la recherche, dans la lignée de ce que nous avons déjà commencé à faire (Plan Licence, efforts sur les budgets récurrents des composantes et des laboratoires, appels d’offres de notre Fondation, etc.)

Mais 2011, parce que c’est l’année de nos 20 ans, doit aussi être celle d’une réflexion mature sur notre identité. On le sait, on le voit, tout le paysage universitaire national, est en pleine mutation et reconfiguration : les PRES, les plans Campus, le Grand Emprunt et ses initiatives d’excellence y ont largement contribué. Et l’université de cergy-Pontoise, dans ce paysage… Que sommes-nous ? Où allons-nous ? Quel poids pesons-nous ? Quelles alliances sont ou seraient utiles pour devenir un pôle fort à l’Ouest, fort et visible, fort et crédible ? Nous sommes aujourd’hui impliqués dans un PRES territorial avec lequel nous collaborons mais dont nous percevons les limites (public/privé, difficile reconnaissance par le Ministère…)

Il est donc apparu évident dans les derniers mois qu’il était de notre responsabilité collective, et plus particulièrement, de ma responsabilité de chef d’établissement, d’engager une réflexion en matière d’alliance, de partenariat et, plus largement, de reconfiguration universitaire. C’est ce qui explique les deux séminaires que nous avons co-organisés avec l’UVSQ, une université qui nous ressemble, qui, comme nous, a 20 ans cette année, qui appartient à la même académie, qui a suivi le même schéma de développement, qui est complémentaire et pas concurrente, qui ne se sent pas plus à l’aise que nous dans son PRES…

Partant de points de rapprochement évidents, nous sommes en train de concrétiser des collaborations en formation et en recherche. Viendra assez rapidement l’heure où nous réfléchirons ensemble à un rapprochement plus institutionnel qui ne sera pas le fruit d’un choix opportuniste mais, au contraire, d’un choix stratégique partagé. Il apparaît déjà évident qu’à deux universités, gardant chacune son identité, nous serons plus fortes, face aux mastodontes qui sont en train de se créer autour de nous. Pour réfléchir à l’opportunité d’un rapprochement, j’ai fait inscrire à l’ordre du jour du prochain conseil d’administration et du prochain conseil d’orientation ce point de réflexion.

Revenons-y et terminons par là : 2011, c’est l’année de nos 20 ans ! Un beau programme nous attend tout au long de l’année. Je compte sur chacune et chacun de vous pour faire vivre l’ensemble de ces événements en y participant. L’identité d’une université passe forcément par les personnels et les étudiants qui s’y impliquent. Encore une bonne année à chacun de vous, dans votre vie personnelle et professionnelle !

Élection de deux nouvelles vice-présidentes

Au Conseil d’administration du 16 novembre dernier, sur ma proposition, deux nouvelles vice-présidentes ont été élues.

Une envergure stratégique aux relations internationales

Il s’agissait tout d’abord de remplacer Nicolas Vaicbourdt, vice-président « relations internationales », muté à Paris 1 depuis la rentrée. Pour donner plus d’envergure stratégique à la mission et mettre en actions le quatrième axe de notre Contrat Quadriennal 2010-2013 (« Une université en réseau »), la nouvelle vice-présidente sera désormais en charge du « développement international » de notre université et devra répondre de quatre missions principales :

  • engager une réflexion en vue d’une meilleure articulation « relations internationales » et « recherche », en coordination avec le vice-président recherche, le service des relations internationales et le service de la recherche et de la valorisation ;
  • renforcer les synergies entre l’international et l’Institut d’Etudes Avancées ;
  • mener une enquête poussée auprès des laboratoires et des enseignants-chercheurs pour construire des propositions solides de coopérations ;
  • monter un réseau d’universités partenaires dans le monde.

C’est à Catherine Mayaux, professeur des universités en Lettres et directrice de l’Institut des Études Doctorales, que j’ai souhaité confier cette tâche. Parallèlement, un(e) chargé(e) de mission (en cours de recrutement à l’interne) assurera et renforcera le développement des relations internationales dans le cadre des échanges Erasmus et des conventions de partenariat existantes (formations, mobilité, etc.)

Création d’une nouvelle vice-présidence

Dans le second cas, il s’agit de la création d’une nouvelle vice-présidence, en phase à la fois avec nos missions fondamentales et avec le deuxième axe de notre Contrat Quadriennal 2010-2013 (« Une université de la réussite »). Pour que cela ne reste pas un simple slogan et se transforme en programme d’actions, la vice-présidente en charge de « l’accompagnement et de la réussite de l’étudiant » aura une mission :

  • de coordination des actions relatives à l’accompagnement et à la réussite des étudiants, en articulation étroite avec le vice-président CEVU, le vice-président étudiant, le chargé de mission orientation active/relations avec les lycées, le SCUIO-BIPE ;
  • de suivi du Plan Réussite en Licence, notamment auprès des secrétariats pédagogiques  –avec un accent tout particulier sur le L1-, à l’exclusion des questions strictement pédagogiques ;
  • de réflexion sur l’amélioration des taux de réussite en L et la production d’indicateurs, en articulation avec les autres acteurs de l’encadrement étudiant.

Mon choix s’est porté sur Hélène Thébault, attachée principale d’administration et directrice de la DEVE (Direction des enseignements et de la vie de l’étudiant).

Mon choix d’un personnel BIATOSS dit clairement que la réussite universitaire est l’affaire de tous : des étudiants, des enseignants et des personnels BIATOSS tout aussi impliqués dans la bonne marche de l’établissement.

Je les remercie toutes les deux d’avoir accepté de rejoindre mon équipe et les administrateurs de m’avoir, une fois de plus, accordé leur confiance.

Candidature à la vice-présidence de la CPU

Je souhaitais vous informer de ma candidature au prochain bureau de la CPU (Conférence des Présidents d’Université), en tant que vice-présidente, dans un trio composé aussi d’Alain Beretz (université de Strasbourg), qui brigue la présidence, et de Jean-Paul Caverni (université de Provence). Notre plateforme est évidemment conforme aux principes dont chacun de nous a pu se prévaloir auprès de la communauté universitaire qui l’a élu(e). Vous pouvez en prendre connaissance en cliquant ici.

Si je me lance dans cette candidature, c’est pour défendre encore mieux – et au plus près des décideurs – l’idée d’une université autonome et soucieuse du service public. Si je le fais, c’est sans renoncer aux engagements que j’ai pris en accédant à mes fonctions à l’UCP : si nous sommes élus, je continuerai à les assumer jusqu’au bout de mon mandat. Les élections auront lieu le 16 décembre 2010 et je ne manquerai pas de vous tenir informés des résultats.

Premières assises de la vie étudiante

Pour la première fois, l’université de Cergy-Pontoise organise le mardi 19 octobre 2010 un temps fort pour la vie étudiante,  sous la forme d’une journée de débats participatifs à laquelle sont conviés les enseignants, les personnels BIATOS et naturellement les étudiants.

La journée sera banalisée pour permettre à toute la communauté universitaire de participer à cet évènement.

Retrouvez le programme détaillé de la journée  sur le site de l’université : cliquez ici.

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